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Catégorie LES POETES

MATIN D'OCTOBRE

 

 

Matin d’octobre

 

 

À Jules Breton.

 


Le soleil s'est levé rouge comme une sorbe
Sur un étang des bois : — il arrondit son orbe
Dans le ciel embrumé, comme un astre qui dort ;
Mais le voilà qui monte en éclairant la brume,
Et le premier rayon qui brusquement s'allume
A toute la forêt donne des feuilles d'or.

Et sur les verts tapis de la grande clairière,
Ferme dans ses sabots, marche en pleine lumière
Une petite fille (elle a sept ou huit ans).
Avec un brin d'osier menant sa vache rousse,
Elle connaît déjà l'herbe fine qui pousse
Vive et drue, à l'automne, au bord frais des étangs.

Oubliant de brouter, parfois la grosse bête,
L'herbe aux dents, réfléchit et détourne la tête,
Et ses grands yeux naïfs, rayonnants de bonté,
Ont comme des lueurs d'intelligence humaine :
Elle aime à regarder cette enfant qui la mène,
Belle petite brune ignorant sa beauté.

Et, rencontrant la vache et la petite fille,
Un rouge-gorge en fête à plein cœur s'égosille ;
Et ce doux rossignol de l'arrière-saison,
Ebloui des effets sans connaître les causes,
Est tout surpris de voir aux églantiers des roses
Pour la seconde fois donnant leur floraison.

 

 

 

 

André Lemoyne - Les Charmeuses

Camille-André  Lemoyne (1822 - 1907) est un poète et romancier français. Ses oeuvres:

 

  Poésies, Paris, Lemerre, 1883-1897, 4 volumes comprenant : Les Charmeuses ; Les Roses d'antan ; Légendes des bois et chansons marines ; Paysages de mer et fleurs des prés ; Soirs d'hiver et de printemps ; Fleurs et ruines ; Oiseaux chanteurs ; Fleurs du soir ; Chansons des nids et des berceaux

  Romans, Paris, Lemerre, 1886, comprenant : Une Idylle normande ; Le Moulin des prés ; Alise d'Évran ; le volume comprend également des Pensées d'un paysagiste et des Notes de voyage .

 

Source:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Lemoyne

 

Lien:

Les Charmeuses 

http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Charmeuses

 

 

 

Photos Louis-Paul Fallot

Méailles, début octobre 2009


Posté le 08/10/2009 | 124 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

GIONO

 

La richesse de l'homme est dans son cœur.

 

 

 

Je n'ai pas   lu ce livre de Giono, Les Vraies Richesses.

Et Noël m'a gâté en ouvrages à lire  mais je garde ce titre sur mon Carnet de Notes.

En attente…

 

J'aime bien ce petit résumé que propose Evène.

 

Un essai contre la vie citadine et l'ère du machinisme, vantant la nature, ses cycles, ses joies. L'ouvrage débute par une promenade parisienne à Belleville, prétexte pour l'auteur à une réflexion  sur les racines.

Giono, visionnaire et virtuose du sacré,

rejoint vite, d'un bel élan amoureux,

ses chemins de traverse provençaux,

ses paysans mythologiques,

la loi du pain ,

le vent des rêves..

Photos: Méailles, mi-juillet 2008

Louis-Paul Fallot


Posté le 03/01/2009 | 401 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

FRANCOIS FABIE

Cette fleur toute d'or, de lumière et de soie,
En papillons posée au bout des brins menus,
Et dont les lourds parfums semblent être venus
De la plage lointaine où le soleil se noie....

 

François Fabié, Extait du poème  Les Genêts

 

PhotosLP

 

 

 

François Fabié (Durenque, Aveyron, 1846 - La Valette-du-Var, 1928) a été un des poètes les plus appréciés de son temps et des générations d'écoliers ont appris "La Chatte noire", "L'Automne" ou "Les Genêts".
Inspiré par la nature et le pays natal, il a publié huit recueils chez Lemerre, l'éditeur des Parnassiens.

Après les bouleversements du XXème siècle, la voix du poète nous arrive avec plus de force, car elle évoque, avec sensibilité, un monde blotti au creux de nos souvenirs et nous renvoie à notre simple humanité.

Alain Bitossi    

 

Extrait du site

consacré à François Fabié où vous pourrez découvrir  la vie du poète, son parcours et quelques uns de ses plus beaux poèmes.

 

 

PhotosLP

 

 

 


Posté le 06/05/2008 | 332 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

HOMMAGE A AIME CEZAIRE

 

 

Je retrouverais le secret

 

des grandes communications

 

et des grandes combustions.

 

 Je dirais orage.

 

Je dirais fleuve.

 

Je dirais tornade.

 

Je dirais feuille.

 

Je dirais arbre.

 

Je serais mouillé de toutes les pluies, humecté de toutes les rosées.  

 

Aimé Césaire, poète et  homme libre.

Extrait de Cahier d'un retour au pays natal, écrit en 1938/1939 et publié en 1947


Posté le 18/04/2008 | 307 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

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